26 novembre 2007
Chapitre 2 - Blanc
Autour de moi, tout est blanc. J’avance quelques pas, mais c’est comme si je n’avais pas bougé. Puis, je cours. Essoufflée, je m’arrête. Toujours cette sensation d’être restée à la même place. Même mes vêtements sont blancs. Devrais-je mettre un peu de couleur dans ce monde? Tout ce blanc me fait étrangement penser à quelque chose, mais l’idée s’envole trop loin pour avoir d’emprise sur moi. Une sensation de froid m’enveloppe. Faisait-il froid tout à l’heure? Je ne m’en souviens que trop peu, mais bientôt, dans le blanc d’infini, j’aperçois un flocon de neige. D’une précision à couper le souffle, le flocon virevolte de-ci de-là devant mes yeux pour ce poser sur mon nez. De mon doigt, je prend la délicate chose et je l’observe. Le flocon ne fond pas, il reste intacte, créant en moi une émotion nouvelle. Je lève les yeux. Il y a maintenant un décor. La neige recouvre un champ où un arbre s’élève. Sur ses branches glacées, la neige s’accroche farouchement à ses branches. Une mince couche de nuages couvre le ciel où j’aperçois le soleil qui illumine le blanc d’une couleur rosée. Je n’ai plus froid. Je suis présentement emmitouflée dans un manteau blanc à la douce fourrure et au capuchon douillet. De belles grosses moufles et de merveilleuses bottes chaudes viennent compléter le tout. Seul mon visage accueille le vent froid, comme un ami.
Des rires d’enfants parviennent à mes oreilles. Je cherche des yeux le bruit enchanteur et j’aperçois une patinoire où des gens glissent de bonheur. Je me mets à courir vers l’endroit et tout proche, je m’arrête pour les regarder. Devant moi, des enfants s’amusent à faire des courses, des amoureux se regardent tendrement en se prenant la main. Un vieux couple patine lentement autant pour ne pas tomber que pour se remémorer de vieux souvenirs enfouis dans leur mémoire. Je glisse moi-aussi sur l’étang glacé. Sans déranger personne, je glisse tout en regardant le ciel. Les flocons continuent de flotter dans l’air. Je ferme les yeux. Le silence. Je les ouvre, il n’y a plus personne et le ciel est maintenant sombre. Une légère teinte mauve le colore. Je regarde tout autour de moi. Comment tout le monde à pu disparaître?
Quelque chose attire mon attention vers la glace. Celle-ci est translucide et de l’autre côté, il y a quelqu’un. Comme un miroir, la surface reflète le paysage tout autour. En y regardant de plus près, ce n’est pas tout à fait pareil. La personne de l’autre côté de la glace me regarde d’un air sévère. Comme par magie, je me retrouve dans cet autre monde devant le personnage. En lui-même, l’être est fantastique. Il a un côté sauvage, complètement fou. Et il ne m’aime pas. Je le sens, l’air est tendu et ses vibrations me submergent risquant me briser à chacune de ses vagues. « Alors, il est là-bas? » cracha-t-il. Qui, aurai-je voulu demander, mais il se volatilisa, me faisant tomber. Tout mon corps fut secoué par cette tempête invisible et je me mets à pleurer. Mon cœur avait souffert de tant de colère, car il avait reconnu la peine. Comment pouvais-je imaginer un tel individu? Et si ce monde existait bel et bien et que je ne faisais que le découvrir?
Me relevant avec peine, je vois au loin, une auberge des plus chaleureuse qui m’invite d’un clin d’œil. Encore tremblante, je marche avec difficulté vers la charmante demeure. Bien qu’au début je l’avait cru lointaine, je m’approche d’elle plus vite que j’aurais pu l’imaginer. La porte s’ouvre et une femme au sourire accueillant m’ouvre grand les bras.
— Bienvenue à l’auberge du dormeur!
Elle me prend la main et m’aide à monter jusqu’à une chambre. Celle-ci semble m’attendre depuis longtemps et un bon feu fume dans la cheminée. Je m’allonge et je n’ai que le temps de voir que la gentille femme me borde que je tombe endormie.
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22 novembre 2007
Chapitre 1 - Lui avant le « ici »
Avant que je me retrouve ici, je me cherchais. J’étais perdu, tous les chemins semblaient m’être dérobés. J’avais rencontré le grand manitou et il avait fait tout disparaître. Tout! Mes croyances, mes valeurs, mes choix, mes chemins à prendre. Je savais tout simplement plus quoi faire. J’étais à un carrefour… Je sais, j’aurais pu prendre n’importe lequel des chemins, mais je savais trop la route de chacun. Je savais ce qui se passerait sur chacun et chacun finissait par un « dead end ». Et j’avais pas le goût.
Lui entre en scène par petit bout. Au tout début, c’était un simple flash, genre déjà-vu, mais je n’y portais pas grand attention. Et souvent après, je l’entrevoyais, à la librairie, sur le trottoir de l’autre côté de la rue, au super-marché. Chaque fois que je voulais vraiment le voir, il n’y avait rien. Il n’était pas très consistant, ce Lui. Alors, je croyais halluciner et je continuais mon chemin. Puis, après, il se dessinait. La première chose que j’ai vraiment vu de mes yeux de Lui c’est une épaule, à la bibliothèque. Là j’étais intriguée et j’ai accéléré le pas pour le voir, mais quand je suis arrivée à l’endroit même, vo-la-ti-li-ser! Je regardais de tout côté, sans perdre espoir, mais plus là. Déçue, je suis repartie chez moi. Mais chaque fois que je sortais de chez moi, je partais à la chasse à Lui. Et les morceaux du casse-tête son venus peu à peu : un bras, des jambes, des cheveux sublimes blonds et légèrement trop long, un sourire à vous faire fondre. Mais il manquait toujours un élément que je tentais de découvrir le jour suivant.
Un jour que je promenais ne voyant où j’allais, je fonçais dans quelqu’un. Tellement fort que je tombais par terre. Et une main devant moi, voulant m’aider, sa main à Lui. Il me souriait. Debout, je tremblais de toute mon âme. J’allais enfin voir le dernier morceau du casse-tête. Et je les vis : de sublimes yeux bleus ciel. Il se mit à sourire de nouveau et sans lâcher ma main, il me fit le suivre. Il allait tellement vite, que je touchais à peine le sol. En fait, je crois que je flottais. Puis, il s’arrêta. Je ne savais pas du tout où j’étais, mais une chose est sûre, je n’était plus vraiment dans mon état normal. Et il me dit : « Ce que tu cherches est ici. » Comment savait-il que je cherchais quelque chose? Devant moi, une porte. Il me fait un autre beau sourire, toujours la main dans la mienne, il touche la poignée de la porte et puis…
Me voici « ici ».
J’ai pas trop compris ce qui s’est passé, mais me voilà. Est-ce que j’ai vraiment trouvé? Peux pas dire, mais une chose est sûre : dans les yeux de Lui, y’avait une clé. La clé de la porte que je vois toujours dans ma tête, mais que je n’étais pas capable d’ouvrir. Là, la porte est ouverte, mais je sais pas trop par où continuer. Des fois, on veut des choses, mais quand ces choses se produisent, on sait pas trop quoi en faire.
Voilà où j’en suis.
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Prologue - Qu'est-ce qui me passe par là?!?!
Faudrait peut-être que je me décide à vous raconter... Bin... c'est une longue histoire. Un genre d'histoire un peu folle. Je vous jure, chui pas folle. Juste pour vous avertir. On pourrait croire. Mais non, j'ai toujours été "normal", bun oui, mais c'est pas faute d'avoir essayé! En fait, je suis peut-être pas si normal que ça. Faut me rendre à l'évidence : je suis "ici" et pas là-bas. Le là-bas en question, c'est votre monde. Oui, oui, votre monde de "réalités" et de monde normal. Et ici, c'est l'anormal, mon imaginaire. Y'a toujours eu un drôle d'effet sur moi, ce monde là. Toujours perdu dans les nuages, je rêvais d'y entrer. Maintenant, je sais plus, car c'est étrange comme monde. En fait, c'est blanc et y'a rien d'autre. Et je sais pas trop par où commencer. Peut-être commencer avec le Lui que je parlais au début. Allons-y par ce début là, après faudra mettre des couleurs sur mon imaginaire.
Bienvenue dans mon monde imaginaire.
Je m'appelle FëryKat et je suis perdue chez pas où. Peut-être en faire une histoire...
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