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19 décembre 2007
Chapitre 6 - Le jardin
Je suis étendue sur le dos. Je vois le plafond de feuilles au-dessus de ma tête. Tout est calme. J’entends des oiseaux chanter, il y a des murmures aussi. Une brise fraîche me caresse le visage. Je suis au chaud maintenant. Et Sauvage me regarde. « Il est trop tard pour moi… »
Je me réveille en sursaut et je cris :
—Sauvage, il n’est pas trop tard!
Pourtant, il n’est plus là. Mon cœur bat la chamade. Je sais que j’ai été témoin de quelque chose d’important, mais je n’arrive pas à cerner l’évidence. Mes pensées se bousculent dans ma tête. Le simple fait de dire son nom me fait mal. La douleur est atroce, car j’ai l’impression qu’elle n’a pas lieu d’être…
Je me lève difficilement. J’ai l’impression d’avoir vieilli de mille ans! Je respire un grand coup. Ça sent bon la fleur sauvage. Je regarde plus en détail le décor. Les arbres respirent et même chuchotent. Les fleurs dansent et les oiseaux rient. La nature abonde de mille et une espèces d’oiseaux et des papillons volent tout autour de moi. Dire que « dehors », c’est l’hiver. J’emprunte un petit sentier de pierre qui fait un arc en pente et j’arrive à une chute où des cygnes glissent silencieusement sur l’eau du bassin. C’est majestueux. Je m’approche et je regarde dans le petit lac. Des poissons aux multiple couleurs y nagent. Le fond de l’eau est tapissé par des cailloux aux reflets d’argent. Je plonge ma main et en prend un. La surface du caillou est tellement polie que je peux me voir dedans. Mon reflet me fait un clin d’œil et me sourit. Troublée, je lui souris timidement en retour.
Les cygnes se sont approchés et m’invitent à venir me baigner.
— Non, merci, et je m’éloigne.
Je continue ma promenade. Le sentier continue et me voilà à monter des marches. Tout en haut, une porte. Cette porte m’attire, indéniablement. Mon désir l’emporte et je frappe doucement. Aucune réponse. J’entre. Je sens la nostalgie se faire une place en moi. Tout, dans cette pièce, me rappelle quelque chose, mais je ne me souviens plus. J’ai le souvenir sur le bout de la langue! Et le désir de me souvenir ce fait imprécis et m’emporte au-delà du vrai et du faux.
Au fond de la pièce, il y a un semblant de lit et une courte-pointe le couvre. Cette couverture semble ne pas avoir sa place en ce lieu. Je décide de m’y asseoir et je regarde de plus près les pièces qui composent l’édredon. Telles des pièces de casse-tête, les images me racontent une histoire. « Souviens-toi! » Je me lève, soudain. Je me dépêche à sortir de cette pièce aux souvenirs flous et instables. Et je cours.
Après quelques minutes, je m’arrête, essoufflée. Je suis de retour à l’entrée de cette « forêt ». Une petite fille m’y attend.
— Te voilà enfin!
C’est la petite fille qui est venue me chercher pour sauver Calli. Elle me prend la main.
— Il faut que tu te changes les idées.
Elle tire sur mon bras, mais je l’arrête. Je m’accroupie pour être à sa hauteur.
— Puis-je te poser des questions?
— Ça dépend…
— De quoi?
— De tes questions. Je suis petite et je connais pas tout. Avant, il faut partir sinon Sauvage peut revenir n’importe quand.
Je secoue vigoureusement la tête. Je n’ai pas trop envie de me retrouver encore en face à face… pas tout de suite. Je dois reprendre des forces.
23:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
vivement la suite.................................gros bisouxxxxx ma belle
Ecrit par : anghellina | 20 décembre 2007
Belle déscription de jardin des sentiments de Fery ...Hate de lire la suite
Vivement le chapitre 7 ;) ^.^
Joyeux noel
Gros bisous by Fazou
Ecrit par : Fazou | 20 décembre 2007
Je rattrape mon retard.....miam, quel délice de te lire!!!
Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 07 janvier 2008
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