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21 mars 2008

Chapitre 32 – Proximité

La première chose que je me rends compte à mon réveil, c’est qu’il fait extrêmement froid. J’ai beau me blottir dans mon manteau, mais je tremble tellement j’ai froid. Je suis toujours sur le lit géant, dehors en plein hiver. Quelle idée ! Mais je me souviens aussi que hier, je n’aurais pas pu aller très loin après l’affrontement avec la sorcière. Je me demande si Sauvage est toujours sur le matelas. Comme de fait, il est là, dormant paisiblement. Il n’a pas froid, lui ? Et le voilà qui se réveille. Il me regarde avec dans le regard de la brume. Puis, il semble se demander ce que je fais là.

— Bon matin… que je lui dit, grelottante.

Il se lève, soudain.

— Tu dois mourir de froid. Attends…

Il s’approche de moi et se met à me frictionner. Mais je suis transie de froid ! Il enlève ses vêtements.

— Qu’est-ce que tu fais là ? C’est toi qui va mourir de froid !

— Je ne connais pas le froid, Fë…

Il se glisse alors dans le manteau. La proximité de son corps collé au mien me fait extrêmement bizarre, mais en même temps, je suis tellement gelée, que je n’y fais pas vraiment attention.

Pendant un moment, je ne vois aucune différence, mais peu à peu je sens une grande chaleur m’envahir. De son souffle chaud, il me réchauffe le visage, les doigts et même mes orteils. Lorsque mes membres reprennent vie, il se rhabille et me prend dans ses bras. Il court vite, mais il s’arrête. Il semble hésiter sur la direction à prendre.

— Je ne peux pas te porter chez Fafa, alors… oui, c’est ça !

Il continue de courir et nous arrivons sans tarder à son jardin. Je m’imagine qu’il va me porter jusqu’à la cabane, mais il bifurque vers la chute. Il me dépose sur la plage et il se déshabille, mais cette fois au complet. Il m’enlève mon manteau et m’enlève aussi mes vêtements. Se souvenant de ma pudeur, il me laisse mes sous-vêtements et sans plus attendre, il me prend dans ses bras et m’amène dans l’eau. La température de l’eau est juste parfaite, pas trop chaude pour ne pas choquer mon corps. Mais tranquillement, l’eau devient plus chaude, mais toujours supportable pour mon corps qui se réchauffe.

Lorsque je reprends des couleurs, Sauvage me sort de l’eau et m’enveloppe dans le manteau. Et cette fois, il va jusqu’à la cabane. Il n’a même pas pris le temps de se rhabiller ! En entrant dans la petite maison, il va jusqu’au lit et m’y installe. De la couverture, il m’habille, et il me sert dans ses bras. Il vérifie si tous mes membres ont une température raisonnable. Je frissonne, autant du fait que j’ai encore un peu froid que du fait qu’il me touche.

— Tu as encore froid ?

— On dirait que c’est à l’intérieur de moi, mais ça va beaucoup mieux que tout à l’heure.

Il se lève tout en douceur et sort de la pièce. Mais où est-il allé ? J’ai déjà hâte qu’il revienne.

Une minute plus tard, il est là, debout, nu comme un vers, mais sans pudeur, il s’affaire à trouver quelque chose. Et bientôt il le trouve et dépose des fleurs dans une sorte de verre à la forme étrange. Il y verse de l’eau d’un petit ruisseau qui se trouve au fond de la pièce et me présente le verre. Moi, je ne peux m’empêcher de regarder son corps nu. J’essaie tant bien que mal de détourner les yeux, mais c’est plus fort que moi.

— Ça va ? Bois-ça, ton intérieur devrait se réchauffer.

Je prends le verre tout en baissant les yeux. Il reprend sa place derrière mon dos et m’enserre de ses bras. Pendant que je bois la décoction, lui continue à me frictionner vivement, puis peu à peu ses mouvements se font plus lent, plus tendre. Puis, il se met à me masser, commençant par mon cou et ma tête. J’arrête de boire pour profiter de ce moment de douceur. Il continue son massage en passant par mes épaules, mes bras et puis mes mains. Il s’attarde sur la main qui ne tient pas le verre. J’aimerais tant la lui serrer, mais je n’ose pas. Mais je continue à le laisser faire. Il fait mon autre bras et mon autre main. Cette fois, je ne peux m’en empêcher, je la serre à mon tour. Il se fige. Je prends sa main et je la porte à ma bouche. Tout doucement, j’embrasse sa paume d’un doux baiser et ensuite je la porte à mon cœur.

— Merci de t’occuper de moi. Merci beaucoup…

Je ferme les yeux et je sens que la fatigue m’emporte, mais avant que je m’endorme, il me dit à l’oreille : « Merci à toi d’être là… »

Commentaires

miam miam.....
ça valait la peine d'attendre un peu....
Mais si tu mets des types nus comme ça, je vais en redemander encore plus souvent ;-)
Bizzz
Niéssou

Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 22 mars 2008

Ouh nous voila avec des hommes nus ... et moi qui n'osais pas ...; et il est super sage Sauvage - car avec la petite Férykat dans son lit sans presque pas de vêtements ... hum, hum... malgré ton froid glacial, je trouve que ça devient chaud ahaha...; la suite, la suite !!! Bisous tout plein, ELVI

Ecrit par : Elvi/elfdancer | 22 mars 2008

Non, mais ce n'est pas parce que certaines personnes racontent des bêtises dans leurs histoires ou pire, sur leurs blogs (-heu...moi? ), que tout le monde en fait autant, n'est-ce pas?
Il est vrai que c'est une façon très agréable de se réchauffer.
Comment, ça? Elvi, tu voulais mettre un Severus tout nu? J'ai bien lu, là?
C'est de pire en pire......je suis désespérée....;-)

Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 23 mars 2008

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