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29 mars 2008
Chapitre 34 – C’est ce que je ressens pour toi !
Toute la journée, on joue au serviteur et à la princesse. Comme j’aimais ce jeu, quand j’étais jeune ! J’aimais tant qu’il prenne soin de moi et lui semblait y prendre un malin plaisir. Mais il me fait plus penser à un beau prince tourmenté de conte de fée. Il est si doux avec moi, si attentionné, ça semble si loin toute cette histoire de monstre, de sorcière et de souvenirs oubliés. Mais toute bonne chose à une fin.
— Peux-tu te lever ?
— Je… je ne sais pas trop.
Je n’ose trop me lever, j’ai trop peur d’avoir retrouvé la forme. Comme de fait, je n’ai aucune difficulté à me lever. Il prend mon manteau et il sort de la petite maison. Moi, je regarde une dernière fois autour de moi. Quand pourrais-je revenir ici ?
Dehors, je prends mon temps pour le rejoindre. Je fais même un petit tour tout près des cygnes, mais je dois me raisonner et retourner à l’entrée. Il me met mon manteau et ensuite il sort dans le froid. Je regarde une dernière fois le jardin, je prends une grande respiration pour humer l’odeur des fleurs. Plusieurs papillons viennent me rejoindre et les oiseaux chantent de leur chant merveilleux. Pourquoi dois-je partir loin d’ici ?
Dans la forêt, nous marchons côte à côte. Lentement, nous avançons, sans trop nous presser. Nos mains se frôlent sans se toucher, mais même en prenant tout notre temps, nous arrivons près de la patinoire, sous l’arbre solitaire.
— Je ne peux pas aller plus loin. Fafa m’en voudrait d’aller près de son auberge et de toute façon, je lui ai fait la promesse que je ne le referais plus.
Nous sommes tous les deux un face à l’autre. Aucun de nous ne bouge, comme si nous voulions arrêter le temps. Les yeux dans les yeux, nous sommes seuls au monde. J’avance d’un pas.
— Fë, il est temps de nous séparer…
— Je sais…
Mais je continue à avancer vers lui. Je sens tout mon amour pour lui m’envahir et venir jusqu’à mes lèvres. Je sais pertinemment que ce n’est pas le bon moment, je sais que ce sentiment ne sera pas compris par Sauvage, mais je ne peux plus le contenir.
— Avant de partir, je veux te dire un secret.
Il se baisse vers moi et j’approche ma bouche de son oreille.
— Je t’aime…Il se recule vivement. En moi, mon cœur s’arrête. Je l’entends se briser en mille morceaux.
— Menteuse… t’a pas le droit de dire ça. Je te l’interdis !Il se prend la tête entre les mains et crie.
— Va-t’en, éloigne toi de moi ! Tu n’es qu’une menteuse !Je recule de quelques pas, troublée. Je me prends le pied dans la neige et je tombe. Je remarque que le ciel s’est de beaucoup assombri. Le monstre est revenu. Mais cette fois, tout au fond de moi, mon côté rebelle se réveille. Ce n’est pas vrai, ils ne vont pas saboter ma journée, il n’en est pas question ! Le dragon a dit de respecter Sauvage et de me respecter aussi, mais j’ai pas à les respecter eux s’ils ne me respectent pas.
Je me lève et j’avance, décidée, juste devant Sauvage. Je le pointe du doigt tout en parlant.
— Tu crois que j’ai peur de toi, Sorcière ? Si tu osais te montrer le bout du nez, au moins. T’as pas honte de faire du mal à Sauvage !Il se met à reculer. Le monstre n’est plus là, ce n’est que Sauvage, étonné.
— Je savais pourtant que ce n’était pas le bon moment pour te le dire. J’aurais dû m’écouter… et puis non, c’est ce que je ressens pour toi, pour quelle raison devrai-je me censurer ? Mais je peux comprendre que tu ne veux pas le croire. Moi, je le crois, je crois ce que je t’ai dit, car je le sens, c’est tout.Il penche la tête sur le côté et m’observe, en silence. Il semble attendre quelque chose. Puis, un minuscule sourire apparaît sur ses lèvres et il s’éloigne de moi. J’attends qu’il disparaisse de ma vue pour aller à l’auberge. Avant d’entrer, je m’assis sur les marches. Amy vient me rejoindre.
— Comme tu lui as parlé, à Sauvage !
— Ah ! Amy, je suis contente de te voir !
Fafa sort à ce moment-là.
— Que le rêve soit protégé, tu es en vie ! Quand Amy m’a dit que tu étais avec Sauvage, j’hésitais entre être soulagée ou alarmée.— Ça va… enfin, je crois. Fafa, est-ce que tu sais où je peux trouver la sorcière ?
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24 mars 2008
Chapitre 33 – Accalmie
Lorsque j’ouvre les yeux, son visage est tout près du mien. De son corps, il me couvre comme s’il avait peur que j’ai encore froid. Comme il est beau ! Je sens une vague d’émotion, mais j’essaie de me retenir. Cette fois, je vis l’émotion de l’intérieur. C’est comme si j’étais sur le point de sauter dans le vide ; je suis là à regarder le néant, me demandant ce que ça fera quand je sauterai.
Il se réveille et me regarde.
— Tu vas mieux ?
— Bien mieux… Mais c’était quoi la fleur que tu m’as fait boire ?
— De la camomille, tu adorais en boire. Est-ce que tu sais que la petite Amy est très inquiète pour toi ?
— Amy !
Je viens pour me lever, mais j’ai l’impression qu’un poids énorme se trouve au-dessus de moi. Sauvage m’oblige à rester couché.
— Interdiction de te lever avant la fin de la journée. Amy sait que tu es ici. Elle nous a suivi ce matin.
— Ai-je vraiment le choix ?
— Tu dois reprendre des forces…
Quelque chose m’intrigue.
— Est-ce que le monstre est parti ? Tu n’as pas de marque sur ton corps, pourtant tu prends soin de moi.
— Il n’est pas parti, il a juste pris des vacances. Mais il va revenir…
— Je vais en profiter, alors.
Je me colle tout contre lui.
— Fë ?
— Oui…
— La couronne… tu as vraiment été voir le dragon ?
Je lève la tête et je lui souris d’une façon espiègle.
— Je me suis souvenue que tu m’avais dit qu’il ne pouvait pas me faire du mal. Il m’a parlé qu’il t’avait infligé une punition, mais… je ne me souviens plus.
Il me montre sa main. Je la prends et ça me revient, il était revenu avec la main calcinée lors d’un périple pour me ramener un présent. Aujourd’hui, il ne reste qu’une toute petite cicatrice en forme de « X » sur son poignet.
— Le chat de diamant ! Je t’avais soigné et lorsque j’étais retournée chez moi, je l’avais perdue. Je n’avais pas arrêté de pleurer et ma mère se demandait bien ce qui se passait avec moi.
Il se lève et je vois bien qu’il est toujours nu. Je ne peux m’empêcher de rougir. Il va chercher un objet et revient me voir. Il me le tend.
— Tu es toujours aussi sans gêne.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Euh… tu n’as aucun vêtement !
Il se regarde le corps et se rend compte, tout bonnement, qu’il est effectivement tout nu. Il me fait un grand sourire.
— Et toi tu es toujours aussi pudique. Excuse-moi, mais je n’avais pas trop le temps de penser à ça pendant que j’essayais de te sauver la vie !
— T’exagère ! Je n’allais quand même pas mourir. Et puis, dans mon monde, je ne suis pas habituée à voir des hommes qui se promènent nus dans les rues, en plein hiver de surcroît !
— Je me rhabille, tu vois. Je suis dans ma forêt et non à « l’extérieur ». Je ne ressens ni la chaleur ni le froid, Fë et je me rappelle que tu as eu toutes les misères du monde à me faire comprendre la différence. Regarde dans ta main, maintenant.
Je regarde ce qu’il m’a donné et je vois bien que c’est le chat de diamant. Il s’assoit à mes côtés.
— Tu l’avais perdu ici, dans la cabane. Lorsque j’ai voulu te le redonner, il était trop tard.
— Qu’est-ce qui s’est passé ?
Il ne me répond pas. J’ai même l’impression que le monstre s’apprête à réapparaître. Oh ! non, pas tout de suite. Rapidement, je lui donne un baiser sur la joue.
— J’ai dit que je voulais profiter de cette journée avec toi. Et pour ce qui s’est passé, ne t’inquiète pas, je vais me souvenir de tout. Ne t’en ai-je pas fait la promesse ?
Il se touche la joue, un peu perdu.
— J’ai faim, moi. Si je dois rester allongée, il faudrait bien qu’on me serve à manger !
— Ha ! c’est ce que tu veux dire par « profiter » de la journée.
Je m’allonge et m’étire comme un chat.
— Allez, je pourrais mourir de faim, tu sais.
Il me fait une révérence.
— À votre service, votre altesse.
Et il sort. En son absence, je perds de ma bonne humeur. Que cette journée dure le plus longtemps possible, s’il vous plaît !
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21 mars 2008
Chapitre 32 – Proximité
— Bon matin… que je lui dit, grelottante.
Il se lève, soudain.
— Tu dois mourir de froid. Attends…
Il s’approche de moi et se met à me frictionner. Mais je suis transie de froid ! Il enlève ses vêtements.
— Qu’est-ce que tu fais là ? C’est toi qui va mourir de froid !
— Je ne connais pas le froid, Fë…
Il se glisse alors dans le manteau. La proximité de son corps collé au mien me fait extrêmement bizarre, mais en même temps, je suis tellement gelée, que je n’y fais pas vraiment attention.
Pendant un moment, je ne vois aucune différence, mais peu à peu je sens une grande chaleur m’envahir. De son souffle chaud, il me réchauffe le visage, les doigts et même mes orteils. Lorsque mes membres reprennent vie, il se rhabille et me prend dans ses bras. Il court vite, mais il s’arrête. Il semble hésiter sur la direction à prendre.
— Je ne peux pas te porter chez Fafa, alors… oui, c’est ça !
Il continue de courir et nous arrivons sans tarder à son jardin. Je m’imagine qu’il va me porter jusqu’à la cabane, mais il bifurque vers la chute. Il me dépose sur la plage et il se déshabille, mais cette fois au complet. Il m’enlève mon manteau et m’enlève aussi mes vêtements. Se souvenant de ma pudeur, il me laisse mes sous-vêtements et sans plus attendre, il me prend dans ses bras et m’amène dans l’eau. La température de l’eau est juste parfaite, pas trop chaude pour ne pas choquer mon corps. Mais tranquillement, l’eau devient plus chaude, mais toujours supportable pour mon corps qui se réchauffe.
Lorsque je reprends des couleurs, Sauvage me sort de l’eau et m’enveloppe dans le manteau. Et cette fois, il va jusqu’à la cabane. Il n’a même pas pris le temps de se rhabiller ! En entrant dans la petite maison, il va jusqu’au lit et m’y installe. De la couverture, il m’habille, et il me sert dans ses bras. Il vérifie si tous mes membres ont une température raisonnable. Je frissonne, autant du fait que j’ai encore un peu froid que du fait qu’il me touche.
— Tu as encore froid ?
— On dirait que c’est à l’intérieur de moi, mais ça va beaucoup mieux que tout à l’heure.
Il se lève tout en douceur et sort de la pièce. Mais où est-il allé ? J’ai déjà hâte qu’il revienne.
Une minute plus tard, il est là, debout, nu comme un vers, mais sans pudeur, il s’affaire à trouver quelque chose. Et bientôt il le trouve et dépose des fleurs dans une sorte de verre à la forme étrange. Il y verse de l’eau d’un petit ruisseau qui se trouve au fond de la pièce et me présente le verre. Moi, je ne peux m’empêcher de regarder son corps nu. J’essaie tant bien que mal de détourner les yeux, mais c’est plus fort que moi.
— Ça va ? Bois-ça, ton intérieur devrait se réchauffer.
Je prends le verre tout en baissant les yeux. Il reprend sa place derrière mon dos et m’enserre de ses bras. Pendant que je bois la décoction, lui continue à me frictionner vivement, puis peu à peu ses mouvements se font plus lent, plus tendre. Puis, il se met à me masser, commençant par mon cou et ma tête. J’arrête de boire pour profiter de ce moment de douceur. Il continue son massage en passant par mes épaules, mes bras et puis mes mains. Il s’attarde sur la main qui ne tient pas le verre. J’aimerais tant la lui serrer, mais je n’ose pas. Mais je continue à le laisser faire. Il fait mon autre bras et mon autre main. Cette fois, je ne peux m’en empêcher, je la serre à mon tour. Il se fige. Je prends sa main et je la porte à ma bouche. Tout doucement, j’embrasse sa paume d’un doux baiser et ensuite je la porte à mon cœur.
— Merci de t’occuper de moi. Merci beaucoup…
Je ferme les yeux et je sens que la fatigue m’emporte, mais avant que je m’endorme, il me dit à l’oreille : « Merci à toi d’être là… »
18:49 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 mars 2008
Chapitre 31 – Confrontation!
Je sens sa présence. J’ouvre les yeux, mais il n’est pas sur le lit. Je me lève avec une boule d’angoisse au cœur. Que va-t-il se passer? J’ouvre la bouche pour l’appeler, mais je ne dis rien. Il est là, mais il n’est pas seule. Une forme indistincte se tient derrière Sauvage et lui se tient courbé, les mains sur les oreilles. Cette forme n’est pas celle du monstre, mais celle de la sorcière, j’en suis sûre.
— Laissez-le tranquille!
La forme se fait plus dense, mais je ne peux pas voir son visage, c’est comme si c’était flou.
— Dis-lui de partir d’ici, Sauvage, si tu ne veux pas que je lui fasse du mal.— Vas-t’en, Fë…
Mais il n’est pas convaincu cette fois. Il fixe ma tête. C’est vrai, j’ai toujours la couronne sur la tête !— Elle t’a laissé tomber, Sauvage, elle ne se souvient plus de toi. Fais-lui du mal, tu m’entends.
Il ne bouge pas, mais il se prend la tête à deux mains.
— Tu ne me laisses pas le choix…
Un vent invisible, d’une puissance incroyable me jette sur le lit. Cette fois, Sauvage a bougé, il est maintenant entre moi et la sorcière, dos à moi.
— Alors, tu es de son côté. Pourtant, moi, j’ai toujours été là pour toi !
Et cette fois, c’est la tempête tout autour de nous. Sauvage se jette sur moi et me protège de son corps. Moi, je ne peux m’empêcher de crier. J’ai l’impression que je vais m’envoler. Malgré qu’il soit près de moi, la force du vent semble démesurée. Je n’ai pas l’impression que cela réussira à nous protéger.
— Me fais-tu confiance, Fë ?
— Là, présentement, je dois dire que non…
— Parfait !
Il se lève debout sur le lit. Moi, je m’agrippe à sa jambe. Là, c’est vrai, je vais mourir !
Bientôt, je sens comme une chaleur tout autour de moi. Je n’ose ouvrir les yeux, mais on dirait que le vent s’est calmé.
— Je ne te laisserai pas faire du mal à Fë !
— Mais Sauvage, elle t’a oublié…
Il se met à gronder. Je ne suis pas sûre qu’être près de lui soit une bonne idée non plus. Et il crie, un puissant cri qui bouleverse mon cœur. Va-t-il me faire du mal ? J’aimerais lui faire confiance, mais je n’y arrive pas.
— Retourne à l’auberge, Fë…
Mais je n’arrive pas à bouger et je tremble. Il se penche sur moi et me sert dans ses bras.
— Écoute-moi, Fë, je ne te veux aucun mal, mais je sais que tu as mal. Tu es en sécurité avec Fafa. Je vais retenir la sorcière…
Je veux lui dire que je ne peux pas bouger, mais rien ne sort de ma bouche.
— Je ne pourrai pas te protéger longtemps, comme ça…
— J’ai peur, je n’arrive pas à bouger. J’ai peur… de toi !
Il me sourit enfin.
— Je sais, mais tu es là quand même. Quand je te disais que tu aimais le danger !
Je ris malgré moi, mais les larmes coulent doucement sur mes joues. Il les essuie de son doigt.
— Si tu ne me fais pas confiance, alors je vais avoir confiance pour nous deux !
Il se lève et crie de nouveau.
— C’est fini pour aujourd’hui, Sorcière !
Et elle s’efface subitement. Épuisé, Sauvage s’écroule à mes côtés. Moi, je suis toujours accrochée à sa jambes. J’ai de la difficulté à m’en décrocher, mais je réussis quand même à le faire et à m’asseoir. Je reprends mon souffle tranquillement. Comme je suis fatiguée ! J’essaie de me lever, mais je n’y arrive pas. Et je m’évanouis…
12:48 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17 mars 2008
Chapitre 30 – Perdue dans mes pensées
C’est le soir, il fait nuit. Le dernier souvenir m’a ébranlée… beaucoup! Je marche sans trop savoir où aller. En fait, je pourrais aller voir Feu-Foo, mais pas tout de suite. J’ai besoin de reprendre mes esprits. L’amour que j’ai pour Sauvage essaie de se libérer, mais je le garde au fond de mon cœur. J’ai peur de ce sentiment, il m’effraie, depuis toujours. Je le sens bouger au fond de moi. Il veut sortir. Qu’est-ce qui pourrait se passer si je le laissais sortir?
Amy s’impatiente.
— Mais où vas-tu, Fë?
— Je ne sais pas…
— Fë?
Mais je ne réponds plus. Je suis comme zombie. Quand on dit que la vérité dérange… Car je sais que c’est la vérité, mais je ne veux pas y croire. Pire, je ne veux pas de ce sentiment. Avant de venir dans ce monde, j’avais eu quelques déboires amoureux. J’ai même été avec quelqu’un pendant six ans! Mais il me manquait quelque chose. Puis, pendant quelque temps, j’avais l’impression que mon âme sœur faisait partie d’un autre monde. Et là, je suis dans un autre monde et mon cœur s’est remis à battre en présence de Sauvage. Mon âme savait avant même que le dragon me le dise que j’étais amoureuse de Sauvage. Mais aujourd’hui, quand les souvenirs se font rares, puis-je appeler ça de l’amour? Un cœur ne peut oublier…
Je ne sais pas comment, mais nous revoilà au jardin de Sauvage.
— Mais qu’est-ce qu’on fait ici, Fë? On était supposé remettre la couronne à Feu-Foo!
Cette remarque me fait l’effet d’un saut d’eau dans la figure.
— Je ne sais pas, moi…
Puis, l’idée me vient comme si une lumière s’était allumé dans ma tête.
— Les étoiles… Ce n’est pas à Feu-Foo que je dois remettre la couronne, mais à Sauvage.
— Non… Pas encore!
— Puisqu’on est proche du village, tu pourrais aller dormir à l’auberge.
— Je suis pas fatiguée…
Elle se met à bayer et moi aussi.
— Nous sommes toutes les deux très fatiguées, mais avant de retourner à l’auberge, je dois faire quelque chose.
Et voilà que Calli arrive. Elle se met à miauler. Je comprends que Sauvage a besoin de moi.
— Amy, Sauvage est en danger, donc tu ne peux pas venir avec moi. Va à l’auberge. Je viendrai te rejoindre après.
Sans perdre un instant, je suis Calli qui va très vite.
Bientôt, j’arrive à la clairière de la charmeuse d’étoiles. Je cherche du regard, mais Sauvage ne se trouve nulle part. Je me retourne pour demander des explications à Calli, mais elle s’est volatilisée. Je m’avance. Je lève la tête, les étoiles ont disparu. Je vais jusqu’à l’énorme lit. Toujours personne. S’il y avait les étoiles, je pourrais calmer Sauvage en jouant sa mélodie, mais toujours aucune trace de la charmeuse d’étoile. Ça veut dire que Sauvage n’est pas loin.
— Sauvage…?
Je m’assois sur le lit, je m’y étends. Je ferme les yeux. C’est ici qu’on créait des rêve, autrefois. Et si je faisais un rêve… J’ai fait une course sur les chevaux-nuages, l’autre fois. J’étais toute seule, mais peut-être que… « Je veux voir Sauvage, immédiatement! »20:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11 mars 2008
Chapitre 29 – De l’amour…
Lorsqu’elle m’aperçoit, Amy applaudit.
— Tu l’as eu, tu as eu la couronne!
— Je n’ai pas trop compris comment, mais il faut croire que j’ai bien répondu à ses questions.
— Il te posait des questions?
— Et oui!
— Allons voir Feu-Foo, alors.
Je referme mes yeux pour appeler les lapins-volants, mais cette fois, ils ne viennent pas.
— J’ai comme l’impression qu’on va devoir utiliser un autre moyen de transport.
— Je me faisais une joie de les revoir, dit tristement Amy.
Je remarque que le soleil se couche et que mon ventre cri famine.
— Et si on mangeait?
— Oups! c’est vrai, je crois que j’ai faim.
On s’assit toutes les deux par terre. Je commence à manger, mais je ne peux pas m’empêcher de repenser à ce qu’à dit le dragon. « Lorsqu’on aime quelqu’un… » J’aime Sauvage, la vérité m’apparaît de plein fouet, comme un incontrôlable animal sauvage.
Je suis chez moi, dans la « réalité ». Je dois pratiquer ma leçon de piano. Elle est particulièrement pénible aujourd’hui, et je fais souffrir les oreilles de tout le monde à recommencer les mêmes notes, sans être capable de jouer la mélodie convenablement et c’est sûr que je veux arriver à la savoir parfaitement. Surtout que j’ai hâte d’aller retrouver Sauvage, mais plus j’ai hâte d’aller le retrouver, moins je réussis ma leçon. Pire, j’ai l’impression de régresser. Fâchée, je frappe des notes au hasard. J’ai les larmes aux yeux.
— Arrête de piocher sur ton piano, Fë! que me dit mon frère.
Je m’arrête et je regarde les touches blanches et noires. Je pense à l’autre monde et à Sauvage. Puisque je ne peux décidément pas aller le voir ce soir, peut-être que si je lui composais une mélodie, il serait content. Je pourrais lui faire entendre avec les étoiles…
Plus motivée, j’effleure les touches sans les enfoncer. Je ferme les yeux et je pense à Sauvage. Je le vois très clairement dans mon esprit, mais je me concentre sur son cœur. Je le connais, je sais qui il est. Toutes les émotions qui font parties de lui, ses rêves, ses joies, mais aussi ses colères. J’aime ça, jouer avec lui, le confronter aussi, et même s’il me fait peur souvent, juste le fait d’être loin de lui me rend triste. Maman l’a remarqué. J’essaie d’être plus heureuse, mais c’est devenu tellement banal ici. Je ne peux pas créer des rêves ici, et je ne peux pas voir Sauvage non plus.
Je touche une première note. J’ai l’impression qu’il est là, tout près de moi. Je continue. C’est comme un appel. Un cri du cœur. Une chanson de mon âme pour lui seul. Une chanson qui lui dit : « Je veux être toujours près de toi, Sauvage! Je t’aime… » Le sait-il, que je l’aime comme ça? Connaît-il seulement ce sentiment? Il y a plusieurs choses qu’il ne connaît pas, pourtant lui sait des choses dont je ne pourrais pas imaginer. Il fait de la magie! Juste ça, c’est incroyable. Pourtant, lui il trouve ça banal. Peut-être qu’un jour, je vais pouvoir lui dire, combien je l’aime, mais pas tout de suite. Et je continue à composer la mélodie de Sauvage. [Souvenir]
10 mars 2008
Chapitre 28 – Les questions d’un dragon
— Qui ose me réveiller?
— Fë… FëryKat…
— Toi… Hummm, moi qui avait faim…
AH! Non. AH! Non, j’essaie de reculer, mais mes pieds refusent catégoriquement de bouger. Il s’avance vers moi et son énorme tête vient à ma hauteur. Ses yeux sont deux rubis noirs et il fait comme une chaleur à vous évanouir.
— Qu’est-ce que tu fais dans ma caverne?
— Je… Sauvage…
— Sauvage! J’espère qu’il se souvient de sa punition… Ha! Ha! Ha!
Punition… C’est vrai, il a dit qu’il avait braver le dragon. Mais c’est Sauvage qui a rêvé du dragon! Pourquoi ce dernier ferait du mal à son rêveur?
— Parce que c’est lui qui l’a voulu ainsi!
Au mon Dieu, il lit dans les pensées! Il se met à rire.
— Donc, tu es la fameuse FëryKat de Sauvage… Pour quelle raison tu me déranges?
— Je viens chercher… votre couronne…
Il se moque franchement de moi.
— Il n’y a personne qui touche à cette couronne. Et de toute façon, si c’est pour Sauvage, il n’en vaut pas la peine.
— Il est très important pour moi!
— Depuis quand?
Veut-il une réponse précise ou tout simplement savoir combien il est important pour moi. Surtout que j’ai l’impression qu’il est plus important que je peux me souvenir. Beaucoup plus important que je peux le croire.
— Depuis toujours!
— Pourtant, ça fait une éternité que tu n’es pas venu dans ce monde, n’est-ce pas? Tu l’avais oublié, tu l’as laissé tomber salement.
— Qu’est-ce que vous en savez?
— Que serais-tu prête à faire pour lui sauver la vie?
— Je suis déjà devant vous, n’est-ce pas suffisent?
— Pauvre petite chose, je ne peux pas te faire de mal, alors tu ne risques pas grand chose. De quoi as-tu le plus peur?
Peur… ma plus grande peur, je ne pourrais dire, mais une réponse vient à mon esprit, celle que je ne veux pas m’avouer.
— HA! Tu as peur de lui. C’est ça, ta plus grande peur, c’est lui.
— Ce n’est pas vrai!
— Tu ne peux pas me mentir, à moi. Tu as peur de lui, pourtant, tu veux le sauver, le libérer du monstre. Que cherches-tu, FëryKat?
— Mes souvenirs…
— Est-ce vraiment ce que tu cherches?
Quoi? Est-ce que c’est un sphinx, à me poser des questions à laquelle je n’arrive pas à avoir de réponses.
— J’aime bien la comparaison. Je l’ai rencontré un jour, et il m’a beaucoup enseigné. Alors, que cherches-tu?
— Je n’en ai aucune idée, mais Passeur a dit que ce que je cherchais était dans ce monde.
— En es-tu vraiment sûre?
Que m’a dit Passeur? J’ai de la difficulté à me rappeler… Il a dit… « Ce que tu cherches est ici. » J’avais cru à ce moment-là qu’il voulait dire dans ce monde, mais j’ai l’impression qu’il y a un autre sens à la phrase. Peu à peu, la réponse se fait dans mon esprit.
— Je ne sais pas ce que je cherche, mais la réponse est à l’intérieur de moi. Oui, j’ai peur de Sauvage, depuis toujours, mais il m’est précieux, plus précieux que ma propre vie!
— Savait-il que tu devrais un jour m’affronter, petite FëryKat?
Le dragon dépose la couronne sur ma tête.
— Continue de retrouver tes souvenirs, FëryKat! Je peux voir en toi comme dans un livre ouvert, mais il y a des choses que tu dois trouver seule. N’essaie pas de lui faire comprendre que tu es de son côté, la sorcière a trop d’influence sur lui et elle ne te fait pas de la bonne publicité. Lorsqu’on aime quelqu’un, la meilleur façon de le lui montrer, c’est d’avoir pour lui le plus grand respect. Mais n’oublie pas que tu dois te respecter toi-même avant tout. C’est très important! Pars maintenant. Je vais retourner dormir.
Et je retourne à l’entrée de la caverne.22:52 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08 mars 2008
Chapitre 27 – Les lapins-volants
Devant le volcan, je me rends bien compte qu’il n’y a aucune chance pour escalader la montagne. Il est clair que nous devons la contourner. Et voilà la grande question : allons-nous à droite ou à gauche? Je regarde Amy. Elle regarde des deux côtés, mais je vois bien qu’elle n’a aucune idée du chemin à prendre.
— Sauvage a dit au-delà, de l’autre côté, j’imagine qu’un chemin ou l’autre… Mais peut-être qu’il y a un chemin plus difficile que l’autre…
Et puis, j’ai une idée. Si je me suis souvenue de la licorne, peut-être que…
Je ferme les yeux. Et si on empruntait la voie des airs! J’imagine que les ailes c’est hors de question, puisque c’était pour rejoindre les chevaux-nuages, mais peut-être un oiseau… Mais une image se concrétise dans mon esprit. Deux lapins géants, blancs aux yeux rouges pourvus d’ailes… aux pattes! Avant même d’ouvrir les yeux, Amy s’exclame.
— Regarde, il y en a un plus petit pour moi!
Quand j’ouvre les yeux, je peux voir qu’effectivement il y en a un plus petit. Amy est déjà embarqué dessus. J’approche du mien.
— Bonjour toi! On aimerait bien aller à l’entrée de la caverne du dragon.
Il me fait un signe énergique de la tête et impatient, il attend que j’embarque sur son dos. Au moment où je m’assois, il saute. Je me rends vite compte qu’il faut que je me cramponne : le lapin-volant saute littéralement dans le ciel.
— Yahou! Fë, c’est trop drôle.
Je ne suis pas sûre de trouver ça drôle, car j’ai l’impression qu’à chaque « saut », je vais tomber. Mais je réussis à trouver un moyen de bien m’accrocher et voilà que moi aussi, je m’amuse. Parfois même, je ne suis plus du tout assise sur le dos du lapin et il n’y a que mes mains qui se cramponnent fermement aux poils.
Le voyage se termine assez rapidement, à mon grand étonnement.
— Pas déjà, c’était vraiment trop l’fun!
Je dois avouer que je me suis bien amuser et que j’aurais voulu continuer tout le reste de la journée. Mais nous avons quelque chose à faire. Et je me rends compte que je ne sais toujours pas comment voler une couronne à un dragon.
— Amy, tu devrais rester ici. Je ne voudrais pas qu’il t’arrive malheur par ma faute.
— C’est vrai que ça ne me tente pas d’affronter le dragon, mais j’aurai été quand même!
— Brave petite Amy…
— Et si Sauvage vient?
— Je ne crois pas… S’il aurait voulu nous accompagner, il aurait fait la course de lapins-ailés avec nous.
— Et je n’aurais pas pu en profiter!
Je lui ébouriffe les cheveux et je m’avance dans la crevasse.
En entrant dans la caverne, je prends conscience qu’il fait très sombre. Et je n’ai rien pour m’éclairer! Mais plus j’avance et plus mes yeux s’habituent à la noirceur. Mieux encore, les parois sont fait de cristaux lumineux. Et tout est bleu… La couleur préférée de Sauvage! Je me demande bien si je devrai marcher bien longtemps. Mais après quelques pas, le couloir s’élargie, me montrant un dragon d’écailles rouge gardant un fabuleux trésor. Je m’arrête. Le dragon dort, mais ça ne l’empêche pas de lancer quelques flammes par les naseaux. Là, je suis folle de faire une telle chose. Sans bouger, j’observe les alentours, croyant que je ne trouverai jamais cette couronne, mais elle me saute aux yeux : elle est sur la tête du dragon! Là, j’y crois pas. C’est impossible, je n’y arriverai jamais! Je viens pour reculer, mais une pensée me vient à l’esprit : le dragon ne peut pas me faire de mal. Sauvage me l’a assurée dans mon souvenir. Mais ça ne me dit toujours pas comment faire pour sortir avec la couronne!
19:39 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Chapitre 26 – Rêve de dragon
— Quoi, un dragon? Mais c’est dangereux, les dragons!
— T’as rien à craindre. Le mien reste toujours dans sa caverne.
Un autre rêve fou et… sauvage.
— Sauvage, tu ne pourrais pas faire des rêves moins… menaçants.
— T’as pas écouté. Il ne te fera jamais de mal.
Je ne rajoute rien.
— Et pourquoi, un dragon?
Il se rapproche de moi avec le sourire.
— Pour qu’un jour je puisse aller chercher un trésor et te le rapporter.
— Mais t’es fou, tu risques de te faire brûler! Ça crache des flammes, un dragon.
— Je sais tout ça et c’est ça qui est palpitant.
— Et pourquoi irais-tu me chercher un trésor?
Cette fois, il devient sérieux. Il baisse les yeux.
— Je voulais m’excuser, pour l’autre jour, pour l’histoire du prince. Je ne sais pas ce qui m’a pris.
Je fais un petit sourire.
— Tu sais, tu peux me le dire quand je fais quelque chose qui ne te plaît pas…
— Mais Fë, tu as le droit de faire ce que tu veux, tous les rêves que tu veux. C’est ton monde à toi aussi!
— Moi je te le dis quand tes rêves me font peur.
— Mais tu ne m’as jamais empêché d’en faire un. Pourtant, tu me connais, tu sais comment sont mes rêves.
Je m’approche de lui.
— J’aimerais te demander quelque chose, Sauvage.
— Oui…
— Tu sais, quand tu es en colère, j’ai l’impression que… tu vas tout détruire. Et j’ai l’impression que tu me détestes… que tu me hais!
— Oh! Fë…Tu crois vraiment que je te déteste?
Il prend ma main et la pose sur son cœur.
— C’est tout le contraire, Fë. C’est moi que je déteste quand je suis comme ça…
Il me regarde intensément. J’ai l’impression que nous sommes que tous les deux, qu’il n’y a plus rien autour de nous. J’entends ses battements de cœur. Je mets ma main sur son visage. Il semble plus vieux… plus mature…
— Moi aussi, Fë, j’ai un rêve impossible…
[Souvenir]
Il est là, devant moi. J’ai ma main sur sa joue. Je veux l’enlever, mais il la prend dans la sienne et m’oblige à la laisser sur sa joue.
— Alors, c’est à ton tour de braver le dragon pour moi.
— Mais j’aimerais bien savoir où il est, ce dragon. Ça, tu ne me l’as jamais dit.
— Au-delà du volcan, de l’autre côté. C’est vrai, je ne te l’ai pas dit par le passé, parce que j’étais sûr que tu irais voir.
— Tu me prends pour qui! Ne t’ai-je pas dit que c’est dangereux, un dragon?
— Mais tu aimes le danger, Fë…
Et il s’éloigne. Aimer le danger, moi? Je me mets à rire.
— T’as raison, Sauvage, pour être ton amie, il fallait que j’aime ça, le danger!
— J’ai vraiment hâte qu’il soit guéri. J’ai la chaire de poule à chaque fois qu’on le rencontre.
Je prends Amy dans mes bras.
— Mais il faut croire qu’il a décidé de nous aider… même si moi-même, il me bouleverse chaque fois.
Je la repose par terre et je vais vers le volcan. D’accord, je vais braver le dragon pour toi, Sauvage! Mais comment je fais, moi, pour voler la couronne? Ça tu ne me l’as pas dit! Comme ça, toi aussi tu as braver le dragon pour moi. Je me demande bien dans quelle circonstance…
19:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 mars 2008
Chapitre 25 – Feu-Foo
Bientôt, un chant vient à nos oreilles. Amy me jète un regard pour m’encourager et j’avance. Nous pouvons voir un feu qui brûle et une femme qui danse tout autour. Mais elle n’est pas seule; des petits animaux dansent autour du feu et des oiseaux volent jusqu’à elle. Elle ne semble pas s’apercevoir de notre présence.
— Excusez-moi…
Mais elle ne m’entend pas. Elle continue sa danse et son chant. Amy s’approche plus près du feu, mais d’autres animaux viennent devant Amy et font comme un mur et l’empêchent d’aller plus loin. C’est à ce moment que Feu-Foo daigne nous apercevoir. Elle s’avance vers nous en dansant.
— Qui vous a amené ici?
— C’est le prince de l’hiver.
— Il a toujours peur de moi, on dirait.
J’hausse les épaules. Mais je remarque qu’il n’y a pas de neige, ici.
— La charmeuse d’étoile m’a dit que vous pourriez m’aider.
— C’est possible, mais ça ne me tente pas, alors vous pouvez partir.
Elle retourne à son feu. Je suis stupéfaite. Si c’est ma seule chance de continuer mon voyage, comment faire pour qu’elle m’aide?
— C’est pour aider Sauvage.
— Connais pas!
— Je vous en prie, vous êtes ma seule chance.
— J’ai dit que ça ne me tentait pas…
Amy tire sur ma manche de manteau. Elle me fait signe de regarder les animaux. Fafa m’avait dit que si je savais reconnaître le vrai du faux, elle pouvait être très efficace la Feu-Foo.
— Vous vous appelez bien Feu-Foo?
— Si on vous l’a dit, alors c’est bien mon nom.
Les animaux continuent de danser.
— Vous êtes sûre que vous ne connaissez pas Sauvage?
— J’ai dit ce que j’ai dit! Est-ce que vous me prendriez pour une menteuse?
— C’est ce que la rumeur dit. Sauvage a besoin d’aide et on m’a dit que vous pourriez m’aider.
— J’ai dit que je ne voulais pas aider Sauvage, FëryKat!
Les animaux ont arrêté de danser. Voilà, j’ai ma réponse. Ça, c’est un rêve de Sauvage!
— Peut-être si je vous ramenais un présent…
— Bon, peut-être… J’ai toujours voulu avoir la couronne de diamant qui se trouve dans le trésor… du dragon!
Elle me regarde, satisfaite. Un dragon? Il y a un dragon dans ce monde!
— Si tu veux que je t’aide, il me faut cette couronne. Tiens-tu assez à Sauvage pour braver « son » dragon?
Me met-elle au défi? Je voudrais demander où trouver le dragon, mais j’imagine qu’elle se mettrait à rire.
— Tu pourras venir me retrouver ici… si tu n’es pas calciné!
Elle se remet à chanter et ne me porte plus aucune attention. Avec Amy, nous retournons sur la neige. J’aimerais bien que le prince soit là de nouveau, mais il n’est pas là.
— Un géant, une fée menteuse et maintenant, un dragon. Il porte bien son nom, Sauvage! Et où se trouve ce maudit dragon? Et comment je fais pour lui voler une couronne?
Amy me regarde, désolée. Qui pourrait bien me dire où se trouve ce dragon? Sauvage, bien sûr, mais je vais éviter de faire appel à lui. Je ne suis pas sûr qu’il voudrait me le dire. Mais il y a une autre façon…21:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



