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16 avril 2008
Chapitre 45 – Fais-moi peur !
Je regarde autour de moi pour voir où est Amy, mais elle n’est plus là. Je sors de la pièce aux miroirs et près de la fontaine, il est là, il lance des pierres dans l’eau, comme dans mon souvenir. Je m’approche de lui avec le sourire, mais lui a un visage de marbre.
— Bonne fête… dit-il d’une voix méprisante.
— Ce n’est pas ma fête…
Je sais qu’il le sait, mais ça ne l’empêche pas de ce montrer arrogant. Je décide de jouer son jeu.
— Et où est mon cadeau ?
— … suis-moi !
Et il s’éclipse. Je le suis. Mais je ne le vois nulle part.
— Tu es exaspérant, tu le sais au moins ?
— Si tu le dis !
Je sursaute en criant. Il est derrière moi. Son regard est loin de me plaire. Comme ces humeurs sont changeantes ! Comme j’aimerais qu’il se montre doux, mais qu’est-ce qui peut se passer quand on ne se voit pas? Mais n’ai-je pas dit que je serais toujours à ses côtés, peu importe le monstre qu’il pourrait devenir ?
— Et le cadeau ? Tu as dit que j’avais un cadeau !
— Oui, mais tu devras le gagner !
Il court et j’essaie de le suivre.
Après un certain temps, nous arrivons en vue du chapiteau. La courses sur les chevaux-nuages ! Je me mets à courir et je le dépasse.
— Le premier qui arrive gagne un rêve !
Il court à son tour. Il arrive le premier à la tente, mais il n’y a personne pour nous accueillir. Sa présence fait disparaître tout le monde ! Les lumières deviennent bleues, le décor est plus triste. Il va jusqu’au milieu de la piste. Je reste en retrait. Il lève ses bras et des marques apparaissent sur sa peau. Je mets mes mains sur ma bouche pour m’empêcher de crier.
— Tu aimes le spectacle, Fë ?
Le décor change, plus macabre. J’entends des rires. Quelqu’un s’amuse, mais elle est bien la seule : la Sorcière ! Je me précipite sur lui avec un morceau de tissu d’une robe trouvée dans la pièce d’avant. Je lui prends un bras et je veux l’envelopper du bout de tissu, mais il dégage son bras rapidement, risquant de me faire tomber. Je vois rouge…
— T’es pas croyable ! Si tu veux te saigner à blanc, t’a pas besoin de ma permission. Je comprends rien, Sauvage, je comprends absolument rien !
Mais il ne me répond pas ; des ailes lui poussent dans le dos. À moi aussi et je me retrouve dans le ciel, près d’une nuée de chevaux-nuages. Toujours avec la rage au ventre, j’en prends un.
— Allez, Sauvage, regarde qui va gagner.
Et mon cheval part à vive allure. Comme c’est exaltant, voler dans le ciel. Et je lance un cri. Le cheval de Sauvage me suit de près. Lui aussi lance un cri, mais mon cheval est plus rapide, comme si c’était voulu ainsi. Et je gagne la course ! Je tombe sur l’énorme lit et je ferme les yeux. « Je veux que Sauvage m’embrasse d’un baiser passionné ! » Et là, l’angoisse me prend, m’empêchant de respirer.
J’ouvre les yeux. Il est tombé sur le lit à son tour. Je me lève et je m’éloigne. Qu’est-ce qui m’a prise de faire un tel souhait ? Je respire rapidement et j’ai chaud, subitement, même si le vent est glacial. Il s’approche de moi à pas de loup. Il a même l’air d’un loup qui traque une brebis.
— Tu as gagné, on dirait…
— C’est exact. Toi, tu as perdu !
— Et qu’as-tu fait, comme rêve ?
— Rien de particulier…
Il continue de s’avancer vers moi. Je me retrouve rapidement sur le haut de la colline, là où habituellement, on peut retrouver la charmeuse d’étoiles.
— Tu fais même fuir les étoiles…
— On dirait… dit-il dans un souffle rauque.
— Tu… tu veux me faire du mal ? C’est la sorcière qui t’envoie me faire peur ? Comme une petite marionnette, tu obéis au doigt et à l’œil.
Là, je ne suis plus sûre de rien. Qu’est-ce qui m’a prise, encore ? Est-ce que je veux mourir aujourd’hui ? Il me prend le poignet et l’air devient lourd, le paysage disparaît peu à peu.
— Tu as peur de moi, n’est-ce pas ?
— Et toi… tu as toujours douter de moi ? En ce moment précis, j’ai peur de toi, extrêmement peur de toi, mais je suis là…
Le tonnerre gronde et le noir se fait autour de nous.
— Tu es mon ennemi, c’est ça ? Lâche-moi !
— Appelle Passeur…
— Jamais ! Pas avant d’avoir été au bout de cette histoire.
— Je peux te faire très mal, tu sais.
— Vas-y, si tu y tiens tant que ça !
Là, le torrent a cédé et je ne sais pas ce qui va se passer.
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Commentaires
Il faut aller au bout de cette histoire, ;-)
Bon j'en ai rajouté unbout, moi, de mon côté
Niéss
Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 17 avril 2008
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