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17 avril 2008
Chapitre 46 – Le rêve impossible
— Moi aussi, je sais me battre…
Et je frappe du pied au sol. Et là, oh ! surprise, un halo de lumière blanche m’entoure, me servant de protection. Il recule de quelques pas, surpris. En moi, la colère gronde, mais je ne sais pas quoi faire de cette colère. Je ferme les yeux et je laisse mon imagination aller, je lui donne carte blanche. J’ouvre grands les yeux et des oiseaux blancs par centaines passent entre Sauvage et moi, nous séparant davantage. Cela a pour effet de faire revenir le décor. Deux magnifiques bâtons de magiciens se retrouvent entre mes mains. Je laisse partir mes bras et je dessine dans le ciel une aurore boréale. Et puis les étoiles sont là qui s’offre à moi et je joue la mélodie de Sauvage. Je le vois, en bas de la colline qui regarde le ciel, les larmes aux yeux.
Quand j’ai terminé, j’accoure à ses côtés. Le rêve que je souhaite, c’est à moi de le faire se réaliser. Face à lui, je le regarde, les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres.
— Tu ne peux pas faire disparaître ce monde. Il fait parti de toi… et de moi. Nous sommes liés par celui-ci. Je vais rester jusqu’à la fin, j’ai encore des souvenirs à me rappeler. Et je serai là, à la fin, parce que je t’aime !
Et là, comme au ralenti, je m’approche de lui. Je lui prends une main et de l’autre, je lui flatte le bras, pour apaiser la douleur de ses cicatrices. Je lève mes yeux. Je prends son visage entre mes mains.
— Tu ne peux pas être mon ennemi et ça, la sorcière l’ignore. Elle n’a pas de pouvoir sur ton cœur.
Tout doucement, je touche ses lèvres des miennes. Tout d’abord, il ne réagit pas. Il est tout froid, il a même arrêté de respirer, mais ensuite, viens une chaleur indescriptible. Et ses lèvres répondent aux miennes. Je n’ai jamais senti une telle onde de bonheur. Il me serre très fort dans ses bras. Je sens en lui une grande confusion.
— Fë, la Sorcière n’a peut-être aucun pouvoir sur mon cœur, mais elle a le pouvoir sur mon esprit, dit-il, désemparé.
— Je sais et je te jure, tu m’entends, je te jure que je vais trouver le moyen de te libérer de la Sorcière et par le fait même, de la faire disparaître de ce monde.
— Comment ?
— J’en ai pas la moindre idée, mais c’est sûr que quand je saurai, elle va débarrasser d’ici. Parole de FëryKat !
Je lui donne un dernier et ultime baiser passionné avant de m’éloigner de lui. Je m’éloigne un peu et je me retourne pour le regarder.
— Tu te rappelles quand nous étions enfants, le rêve que je n’avais pas réalisé, celui que je te disais que je ne pouvais pas faire avec les « rêves » et bien c’est effectivement le cas. Le rêve que j’ai fait ce soir c’était que je voulais que tu m’embrasses passionnément. Mais tu ne pouvais pas le faire puisque tu ne savais pas c’était quoi. Maintenant, tu sais !
Et je cours, euphorique. Il me rattrape et me prend par la taille. Je me mets à rire.
— Apprends-moi, Fë, comme tu le faisais si bien quand je ne comprenais pas les choses humaines.
— Pas tout de suite. Il y a des choses que moi aussi je ne comprends pas. Sois patient…
Et c’est à son tour de m’embrasser, cette fois on dirait qu’il veut goûter chaque parcelle de ma bouche.
— J’aime ça, t’embrasser. Ça fait tout chaud ici.
Il prend ma main et la dépose sur son cœur. Effectivement, une grande chaleur se dégage de sa peau.
Mais notre bonheur prend fin abruptement. Il tombe à genou et se prend la tête entre les mains. Je m’agenouille à mon tour et le prend dans mes bras. C’est la Sorcière ! Mais que s’est-il passé ? J’aurais dû m’en douter ; elle n’est jamais bien loin. Mais comment fait-elle pour avoir une si grande influence sur lui ? Je l’aide à se lever.
— Fë, il va falloir que tu partes…
— Je sais. Mais elle n’a pas le droit de te faire du mal. Ce n’est pas juste ! Tu n’as jamais mérité un tel supplice.
Et la voilà qui apparaît tout juste derrière Sauvage. Comme la dernière fois, je ne peux pas voir son visage, mais je peux voir qu’une corde lumineuse va de la tête de Sauvage jusqu’à la main droite de la Sorcière. Et elle tire pour qu’il s’éloigne de moi.
— Elle t’a abandonné, Sauvage. Pourtant, elle t’avait promis qu’elle reviendrait toujours te voir. Mais tu ne peux pas la croire. C’est une menteuse !
Elle continue de tirer sur le lien qui les unit. Là, je suis vraiment fâchée.
— T’as peut-être raison de dire ça, Sorcière, mais attend que je me souvienne. Je suis convaincue qu’il y a une raison à tout ça. Je n’aurais jamais laissé tomber Sauvage. Jamais !!!
Sauvage me supplie du regard. J’accours vers lui, mais lorsque je viens pour me jeter dans ses bras, il n’y a plus personne. Je tombe dans la neige. Je me relève.
— Mais où a-t-elle emmené Sauvage ?
Je marche, décidée, mais je n’ai aucune idée de l’endroit où ils ont disparu.
Soudain, Amy se place devant moi.
— Où est-ce que tu veux aller cette nuit ? On va retourner à l’auberge et demain, nous irons à leur poursuite. Je savais…
— Quoi ?
— Que quand il t’embrasserait, tu ne te sauverais pas en courant. Mais je pensais aussi que ça le guérirait !
— Pour le guérir, il me manque des souvenirs. Comme j’aimerais confronter cette sorcière. Elle n’a pas le droit de profiter de la douleur de Sauvage. C’est ça, il faut que je trouve la source de la douleur de Sauvage. Il faut que je me souvienne de la naissance du monstre !
Je ferme les yeux, mais je sais que ça ne viendra pas aujourd’hui. J’ai à faire d’autres choses avant. Mais comme je suis impatiente de sauver Sauvage !
— D’accord, nous retournons à l’auberge, Amy !
Et nous partons en direction de l’auberge.
20:14 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
J'aime beaucoup ce passage qui dit ... tellement .... bon, je file lire la suite ... bizzzz - Elvi
Ecrit par : Elvi/elfdancer | 20 avril 2008
Enfin, un bisou, quand même.......!!!!!!!!
Ecrit par : Leya/niess | 22 avril 2008
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