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07 mai 2008
Chapitre 58 – Un nouveau sentiment et une grosse fatigue
Les yeux fermés, j’entends une douce mélodie, un chant qui berce mon cœur. Une douce chaleur m’entoure et je perçois une énergie entrer en mon cœur. Une lumière vibre à l’intérieur de moi et appelle à lui une autre lumière… qui répond immédiatement ! J’ouvre les yeux. Sauvage me serre toujours dans ses bras. Sur son visage, un sourire, serein. Je lui souris à mon tour. Mon œil est attiré par le paysage. Le ciel est violet, hérissé de rose éclatant et d’orange pourpre. Nous ne sommes plus du tout au château. Nous sommes sur un nuage, dans le ciel ! J’ai comme le vertige, mais un bon vertige, de celui qu’on voudrait toujours avoir.
— Je suis là…
— Où sommes-nous ?
— Je l’ignore, mais je me sens terriblement bien et pour moi, c’est ce qui est le plus important. Je peux te tenir dans mes bras sans avoir mal.
— Oh ! Sauvage…
Un son se fait entendre. Tous les deux, nous nous tournons vers le soleil. Dans un concerto incroyable de couleur et de musique, le soleil se lève. L’écho de son chant se répercute en moi et j’en ai le souffle coupé. Des larmes de bonheur se déversent sur mes joues. Un cri veut sortir, puissant. Sans pouvoir m’en empêcher, j’ouvre la bouche et un son, magistral, en sort. Je sens une vibration partir de mes orteils jusqu’à mes lèvres. Sauvage se met à rire, un rire pur, comme une pluie sur ma peau. Une nuée d’oiseaux nous frôlent et nous tombons sur le lit de nuages. De la ouate nous entoure. Nous respirons en harmonie.
Le ciel change de couleur. Bientôt, il est tout rose et bleu, avec quelques nuages de-ci, de-là. Sauvage me tient la main. J’ai l’impression que nous ne sommes qu’une seule et unique personne. Je ne trouve pas les mots pour décrire ce que je ressens… C’est… magique ! Je suis apaisée, l’amour inonde mon être tout entier. Et surtout… je suis près de Sauvage !
Et je ferme les yeux…
Le froid me mord la peau. Nous voici de retour dans le château. Épuisée, mes jambes ne me tiennent plus et je me laisse aller dans les bras de Sauvage. Je n’ai plus de force !
— Fë, ça va ?
— … je ne peux pas dire…
Je le sens me prendre dans ses bras.
— Miaowww ?
— Calli, Amy, suivez-moi ! J’emmène Fë dans « sa » chambre.
— Elle va bien, dit ?
— Je crois seulement qu’elle est épuisée. Elle va devoir se reposer…
Je suis dans la chambre, car je suis couchée dans un lit. C’est tout chaud, tout doux. Je ne sais pas s’il y a quelqu’un près de moi. J’essaie d’ouvrir les yeux, mais je ne peux pas.
— Sau…
— Je suis là… tu es très fatiguée. Je crois que c’était trop en une seule fois.
— …
— Merci, Fë, je te remercie du fond du cœur…
— … hum…
— Je vais rester près de toi, tu peux t’endor…
…
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Commentaires
Parce qu'aimer c'est aussi donner de la tendresse ... et que la découverte du bonheur est presque douloureuse ... tout est très beau- j'adore le passage sur les nuages - bisous à toi, ELVI
Ecrit par : Elvi/elfdancer | 07 mai 2008
Moi aussi, j'adore qd tu décris les couleurs, ça donne de la puissance à ton texte!
Niéss
Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 09 mai 2008
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