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22 juin 2008
Chapitre 66 – Les dernières pages de mon journal
Je suis dans une pièce circulaire où je peux observer tout ce monde de « rêve ». Je suis tout en haut de la fameuse tour. Au loin, je peux voir le château et des montagnes. Qu’y a-t-il derrière ces montagnes? D’autres rêves merveilleux ou tout simplement des champs à perdre de vue pour d’éventuels rêves. Sur les murs, des images… de Sauvage! Je les regarde une par une. Une boule d’émotion monte en moi.
— Tout est de ma faute…
— Ça, tu peux le dire!Je me tourne vivement. Il n’y a personne dans la pièce, mais mon regard s’attarde sur un miroir. J’avance face à l’objet. Mon reflet est trouble au début, puis peu à peu se fait plus précis et j’ai l’horreur d’y voir la Sorcière.
— Qu’est-ce que ça fait de savoir que TU es la Sorcière? Qu’est-ce que ça fait de savoir qu’on est celle qui fait du mal à Sauvage?— Je ne voulais pas… je croyais… je ne voulais que l’aider!
— Drôle de façon de l’aider!— Qu’est-ce que je dois faire?
— Accepte…
Je me retourne au son de la voix de Passeur. Celui-ci me tend les feuilles de mon journal, celles que j’avais déchirées.
— Sauvage va bien, Fë et c’est grâce à toi. Il est libre maintenant. C’est à ton tour de te libérer. Pardonne-toi. Lui t’a déjà pardonné…
Je prends une grande respiration et je commence ma lecture.
« Cher Sauvage,Je ne sais pas trop par où commencer… Tout d’abord, comme je suis triste de ne plus pouvoir aller te voir. En plus, je ne peux même pas t’expliquer, car maman ne veut plus que j’aille dans la forêt. Je suis revenue en larmes, l’autre jour, car j’avais perdu le chat de cristal que tu avais été chercher en bravant le dragon pour moi. Maman a cru qu’il m’était arrivée quelque chose de grave, donc elle m’a interdit de retourner dans la forêt. Et depuis, je suis si triste, car je ne suis pas près de toi. Je voudrais te dire que j’aimerais être toujours près de toi, peut-être qu’un jour, je pourrai réaliser ce rêve, mais pour le moment, ça semble impossible. J’aimerais tant que tu viennes ici, dans la « réalité » pour qu’on puisse toujours s’amuser et comme ça maman n’aurait plus peur pour moi, mais tu sembles si loin, maintenant.
Je voudrais aussi te dire que je t’aime comme… Je t’aime, tout simplement. Mais ce n’est pas simple, mais pas simple du tout. Est-ce que tu sais ce que c’est, l’amour? En fait, j’ai l’impression que mon amour est comme un oiseau et que présentement, il est en cage. Et c’est pas bon, pas bon du tout. C’est pas supposé d’être en cage, un oiseau. C’est supposé d’être en liberté, de voler dans le ciel. Des fois, quand je pense à ça, ça me fâche et parfois, il y a comme une ombre en moi, et je fais des rêves d’êtres terrifiants qui veulent m’attraper et je me sauve, mais ça se rapproche toujours plus près et j’ai peur. Et je crie ton nom, mais tu n’es pas là.
J’ai peur. J’ai peur que plus jamais je puisse te voir. Parfois, j’ai tellement mal que j’aimerais tout oublier. Je sais que tu n’aimerais pas que je dise ça, mais c’est ce que je ressens. Et j’ai tellement l’impression que je te fais du mal, quand tu fais tes colères. J’ai l’impression que c’est de ma faute. Peut-être que c’est mieux ainsi. Peut-être qu’il serait mieux que j’oublie tout…
Mais c’est pas vrai, je ne veux pas t’oublier! Je ne sais pas quoi faire. Aide-moi, Sauvage, aide-moi à prendre la bonne décision. Peut-être que si tu me dis quoi faire, ça ira mieux… Mais j’écris n’importe quoi! J’ai l’impression de t’abandonner. En fait, ta prédiction semble vouloir se concrétiser et c’est ça qui me fait peur. Pas le monstre, pas le monstre du tout. Est-ce que le miroir dans le labyrinthe avait raison, en fin de compte? Ou c’est tout simplement ce que tu voulais voir? Et c’est comme si j’avais décidé de t’écouter…
Il y a un rêve que je n’ai pas pu réaliser : j’aimerais tant que tu m’embrasses! Mais c’est les grands qui s’embrassent, n’est-ce pas? Est-ce que tu sais seulement ce que c’est? Tu sais, quand tu me donnes un baiser sur la joue, mais cette fois, j’en voudrais un sur les lèvres. Un vrai de vrai, comme dans les films!
Viens me voir, toi, je t’expliquerai tout.
J’ai besoin de toi… mon amour.
FëryKat xxxxxxx »
15:37 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Bah, oui, ça se met pas dans une cage, l'amour....Mais va faire comprendre ça à la plupart d'entre nous....!
Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 23 juin 2008
Non, ça ne se met pas en cage et ça s'apprivoise aussi difficilement !!! un truc qui nous échappe finalement !!
Bizzz - très beau tout ça ...
Ecrit par : Elvi/elfdancer | 25 juin 2008
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