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28 juin 2008
Chapitre 69 – Feu-Foo et le Prince de l’hiver deviennent amis
— Mon manteau ! Il fait froid dehors sans manteau !
— Vite, rentrons nous réchauffer, dit Sauvage.
— Nous, on reste dehors en attendant, dit Amy.
Sauvage m’entraîne à l’intérieur du château et dès que nous avons passé la porte, il me prend dans ses bras.
— Là, je me porte beaucoup mieux, que je lui chuchote à l’oreille.
Il prend mon visage entre ses mains et me regarde droit dans les yeux. Même s’il sourit, ses yeux sont tristes. Puis de la tristesse naît une douce paix. Dans ses yeux, une prairie où le blé ondule tranquillement au gré du vent.
— Nous allons nous revoir, Fë, je t’en fais la promesse.
— Je ferai tout mon possible pour revenir te voir. Dès qu’il me sera possible, je reviendrai dans ce monde.
— Y’a-t-il quelque chose que je peux faire pour toi, là maintenant ?
— Embrasse-moi…
Il ne se fait pas prier. Son baiser est intense. Cette fois, mes sens sont en éveil. Mes mains lui touchent son visage, son cou, ses épaules pour ensuite aller dans son dos. Dans mon corps, on dirait qu’un feu m’embrase toute entière. Je n’ai jamais senti une telle énergie en moi. Et Sauvage qui porte ses lèvres sur mon visage, mon cou, mes épaules. Puis, il semble indécis et surtout, troublé.
— Fë… je… je me sens si… je n’arrive pas à décrire. Est-ce une chose humaine ?
Je le regarde, essoufflée. Une chose humaine ? Je ne saurais dire. Moi-même je ne sais quoi penser de ce que je ressens.
— Peut-être… Il y a quelque chose qui s’en approche, mais… je ne sais pas si je suis prête.
Il s’éloigne de moi. Je lève ma main pour lui signifier que je le veux près de moi. Il la prend dans la sienne.
— Si tu n’es pas prête à m’apprendre cette chose, je comprends. Nous ne sommes pas obligés maintenant. Je suis tout aussi confus que toi et je pense que c’est une bonne chose que ce ne soit pas tout de suite. Nous avons suffisamment eux d’émotions fortes jusqu’à maintenant.
Je m’approche et pose ma tête sur son épaule.
— Tu as raison, surtout que Amy et Calli nous attendent dehors.
— Je vais chercher ton manteau !
Il prend le temps de me donner un baiser sur la tête et s’éloigne. Puis, revient après seulement une trentaine de secondes.
— Voilà !
Il m’aide à me vêtir et nous sortons.
Dehors, Amy vient à notre rencontre.
— Il était loin, ton manteau, Fë…
Je ne peux m’empêcher de rougir. Elle se met à rire.
— Je sais bien que tu l’aimes, Sauvage, mais moi aussi je veux jouer avec toi.
Je me mets à rire.
— Bien sûr, Amy, nous allons nous amuser !
Et tous les quatre, nous traversons la forêt, celle que je n’avais pu traverser et nous nous approchons de la rivière aux surprises.
— Je ne veux surtout pas me retrouver dans la rivière comme l’autre jour !
— Bien sûr que non, cette fois, tu seras toute sec, Amy. Embarque sur mon dos. Calli, dans mes bras.
La chatte obéit et bien vite, Sauvage a sauté de l’autre côté de la rivière et est de retour près de moi.
— Tu n’as qu’à me tenir la main.
Il la prend sans attendre et je saute à ses côtés. Je suis légère comme une plume. Ça fait différent de la dernière fois !
Sur l’autre rive, Amy me regarde, les yeux pleins d’interrogations.
— Et maintenant ?
Je veux lui répondre, mais j’entends un bruit, comme si quelque chose glissait sur la neige. Je me retourne vers ce bruit et voilà que j’aperçois le traîneau du Prince de l’hiver et à son bord il n’y a nulle autre que Feu-Foo.
— Juste à temps !
— Comment avez-vous su que nous nous trouvions ici ? demande Amy.
— Passeur nous a averti. Il y a de la place pour tout le monde.
— Et Feu-Foo…
— Elle a bien voulu m’accompagner. C’est étrange, mais je pourrais presque dire qu’elle veut être mon amie, maintenant.
— Ne t’emballe pas trop vite, Prince de l’hiver. Je n’ai jamais dit que je voulais être ton amie !
— T’as pas à me le dire, ta présence le confirme. De toute façon, t’arrête pas de dire des mensonge, alors…
— Comment ça, je dis des mensonges ? Jamais de la vie ! C’est toi qui veut entendre n’importe quoi.
— Si tu le dis, conclut-il, en haussant les épaules.
Et tout le monde ce met à rire, même Feu-Foo sourit malgré elle.
— Et où voulez-vous aller ?
— Au Circus-Minus !
— Alors, c’est parti !!!
Le traîneau nous emmène sous un ciel légèrement turquoise. Comme c’est merveilleux d’avoir un monde imaginaire !
12:24 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Un bien joli passage.. entre sentiments et légèreté... oui,elle n'est pas prête Fë ...
Bisous à toi, Elvi
Ecrit par : Elvi/elfdancer | 29 juin 2008
Peut-être qu'elle est à peine prête..mais sauvage, lui, il ne sait pas trop ce que c'est...et c'est pas bon de tout précipiter..autant faire durer l''harmonie dans ce monde imaginaire.
La suite d'Abby est en ligne!!!!
Bisous
Niéssou
Ecrit par : leyannis/niessou/siriuzana | 29 juin 2008
Je venais juste voir, au cas où...
Comme une petite curieuse.
J'ai emmené mes "cahiers de vacances" avec moi!!!!
Bisous
Niéss
Ecrit par : niéssou/leyannis | 04 juillet 2008
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