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04 juillet 2008

Chapitre 70 – Au revoir Prince de l’hiver, au revoir Feu-Foo !

En chemin vers Circus-Minus, je m’attarde à regarder le paysage. Les arbres dansent, mais il n’y a aucun signe de vent. En regardant plus attentivement, ces mêmes arbres semblent nous saluer. Je me tourne vers Sauvage et celui-ci les salue volontiers.

— Tu dois être content, Sauvage, de pouvoir les saluer de nouveau, s’exclame le Prince de l’hiver.

— Tu ne peux pas savoir comment !

Me sentant soudainement coupable, je ne peux m’empêcher de pleurer.

— Fë, tu vas bien ?

— J’arrête le traîneau ? s’interroge le Prince.

— Non… Je vais bien…

Sauvage m’entoure de ses bras.

— Je pense que je sais pourquoi tu pleures…

— C’est de ma faute…

— Arrête avec ça. Si tu es coupable, je suis aussi coupable que toi ! Mais puisque maintenant je suis libre, je me sens tellement bien que ce qui s’est passé avant n’a plus aucune importance. Ne le sens-tu pas dans ton cœur ?

Je lui fais signe que oui, je me sens bien. Mais ai-je le droit de me sentir bien quand…

— Tu as le droit d’être heureuse, Fë. Ce qui compte, c’est le présent…

Mais son sourire s’affaisse quelque peu.

— Bon d’accord, le passé ne me fait peut-être plus peur, mais le futur par contre… Tu seras loin de moi dans moins d’une journée ! Donc, oui, c’est le présent qui compte. À présent, profite du voyage Fë ! Regarde, les fées des neiges…

Je lève mon regard et tout autour du traîneau, des fées nous suivent. Il y en a tellement que je ne peux pas les compter.

— Elles viennent te dire au revoir, FëryKat, répond le Prince à ma question muette.

— Au revoir, petites fées.

Puis les voilà qu’elles s’envolent dans les bois.

Bien vite, nous arrivons devant le chapiteau du cirque. Sauvage aide Amy à descendre du traîneau. Calli, pour sa part, décide de rester sous les couvertures. Je m’approche d’elle.

— Tu vas rester avec le Prince ?

— Miaow !

— Tu veux toujours venir avec moi dans l’autre monde ?

Pour toute réponse, elle se met à ronronner.

— À tout à l’heure !

Je me tourne vers le Prince de l’hiver et je lui fait un gros câlin.

— J’ai été très heureuse de te revoir, Prince.

— Moi aussi, petite FëryKat. J’espère que j’aurai l’honneur de te revoir un jour.

— Oh ! moi aussi.

— Et moi, on m’embrasse pas ?

Je me mets à rire en entendant Feu-Foo. Je lui fais un câlin à elle aussi et elle me prend la main. De son doigt, elle touche mon poignet. Des flammes touchent ma peau, mais je ne sens pas de brûlure. Lorsqu’elle retire son doigt, je peux voir un petit tatouage : une petite flamme.

— Tu pourras revenir me voir quand tu veux, maintenant que tu as la marque de Feu-Foo.

— Et pourquoi moi j’en ai pas ? demande le Prince.

— Parce que j’ai pas encore décidé si tu étais mon ami.

— Espèce de menteuse !

Je les laisse à leur charmante dispute et le traîneau s’éloigne. Je leur fais encore un signe de la main. Je me rends compte à se moment précis que Amy ne peut pas faire la course des chevaux-nuages.

— Amy, comment pourras-tu retourner au village ?

— Ne t’inquiète pas. Tu te souviens de la dernière fois ?

— C’est vrai, tu étais revenue avant moi et Fafa t’avait disputée.

— Je sais, mais je ne pouvais pas y aller avec toi, donc j’avais juste à dire ma formule magique et je suis retournée à mon point de départ, c’est à dire chez moi, mais c’est le seul endroit où je peux me retrouver. Et ça tombe bien, car c’est là qu’on doit se rendre tout à l’heure.

— Maintenant que Fë a eu les explications, je crois qu’on est tous prêts pour aller s’amuser !

Et tous les trois, nous entrons dans le chapiteau !